Le débat explosif autour des complémentaires santé a rebondi : le 20 novembre, le Sénat a rétabli la taxe d’un milliard d’euros sur les mutuelles dans le cadre du budget 2026 de la Sécurité sociale.
Malgré le rejet préalable de cette surtaxe par l’Assemblée nationale (qui craignait un transfert automatique du coût sur les assurés), le gouvernement a choisi de la ressusciter.
Le motif officiel ? Une hausse des cotisations en 2025 que les complémentaires auraient imposée en prévision d’un ticket modérateur majoré… réformé à la hâte, puis abandonné.
Résultat : l’État juge qu’il faut « rectifier » le tir.
Mais qui en paie le prix ? Inévitablement, les assurés. En multipliant les taxes sur les mutuelles, on transforme des protections collectives en variable d’ajustement budgétaire.
Pour des millions de Français, c’est un coup de massue sur le portefeuille. Les complémentaires, elles, annoncent déjà qu’elles répercuteront la surcharge.
Au nom de l’équilibre de la Sécurité sociale, l’État jette sur la table une mesure qui fragilise ce qu’il prétend défendre : l’accès aux soins.
Taxer la mutualité, c’est taxer la santé. Et à long terme, ce n’est pas la solidarité qui en sortira renforcée, mais la défiance. Celle des assurés envers le système, des citoyens envers l’État.