Une nouvelle étude de l’
INSEE,
publiée mardi, dresse le portrait des 0,1 % de foyers français qui cumulent des revenus “très hauts” : environ 40 700 familles, avec un seuil d’entrée fixé à 463 000 euros par an, et un revenu moyen proche du million d’euros.
Ces “ultra-riches” ne sont pas un groupe flou : ce sont majoritairement des couples, mariés ou pacsés (82 %), bien installés dans la région parisienne (près de la moitié résident en Île-de-France), et leur âge moyen tourne autour de 56 ans.
Autre caractéristique marquante : la très grande part de leurs revenus provient du capital (dividendes, plus-values…), bien plus que des salaires seuls.
Par ailleurs, sur les vingt dernières années (2003-2022), leur revenu moyen a augmenté de 119 %, soit bien plus que pour le reste de la population.
Ce constat rappelle que, dans le paysage français, la “richesse élevée” se joue désormais sur un terrain financier et patrimonial, plus que strictement salarial.
Cela révèle aussi la capacité de certains foyers à tirer pleinement parti des marchés et des placements. Pour les investisseurs et les entrepreneurs, c’est un modèle : capitaliser, diversifier, faire fructifier.
Et pour le reste des lecteurs du Revenu, c’est un signal : dans l’élite des revenus, le jeu se joue sur le long terme, avec des leviers d’investissement qui demandent stratégie et vision.