Pour relancer la consommation, l’exécutif passe à l’action : les salariés pourront débloquer jusqu’à 2 000 euros de leur intéressement sans impôt, dès 2026, à condition de gagner jusqu’à deux SMIC (3 646 € bruts).
Cette mesure concernerait près de 3 millions de salariés et mobiliserait un peu moins de 4 milliards d’euros.
Les plans d’épargne entreprise (PEE) et interentreprises (PEI) deviendront ainsi un levier de consommation directe, et non plus une épargne immobilisée.
Aujourd’hui, 60 % des primes sont bloquées dans les dispositifs d’épargne, tandis que les 40 % perçus immédiatement subissent CSG, CRDS et fiscalité sur le revenu.
L’objectif est clair : transformer l’épargne dormante en pouvoir d’achat immédiat et donner un coup de fouet concret à l’économie.
Coup de pouce ciblé et pragmatique, ce dispositif est une façon simple d’injecter des liquidités dans le marché intérieur sans passer par de grands plans coûteux ou complexes.
Pour les salariés, c’est une disponibilité quasi instantanée d’un complément de revenu.
Pour l’économie, c’est un flux supplémentaire de consommation qui pourrait soutenir la croissance. L’épargne cesse d’être un capital statique : elle redevient un moteur actif de l’activité.