Ce modèle très rare, dont il n’existe que quatre exemplaires connus en acier (les autres sont en or), a suscité une intense convoitise et illustre le fort engouement pour les pièces d’horlogerie de collection au niveau international : la vente, organisée par la maison Phillips, a réuni près de 1 900 enchérisseurs venus de 72 pays et a permis d’établir un nouveau record absolu pour une enchère de montres avec un total de 71,7 millions d’euros récoltés en deux jours.
Les enjeux pour le secteur et les investisseurs
L’événement confirme l’attractivité du marché des montres de luxe, dopé par la rareté : les modèles historiques, surtout ceux produits en petite série, connaissent une flambée des prix depuis plusieurs années déjà.
Ce dynamisme s’explique par la hausse du nombre de collectionneurs capables de considérer la montre non seulement comme objet d’art, mais aussi comme placement alternatif, à l’instar des vins fins ou de l’immobilier d’exception. Les montres de collection apparaissent également comme une valeur refuge et donc recherchées en période de volatilité.
Cette croissance est notamment soutenue par un processus d’achat globalisé et des réseaux de vente de plus en plus structurés, entre maisons spécialisées, plateformes digitales et boutiques de pré-collection. La fiscalité sur ces ventes, en France, s’appuie sur la taxation des plus-values pour les biens meubles et fait l’objet d’ajustements réglementaires.
D'autres ventes record
Parmi les autres montres de luxe ayant marqué l’histoire des enchères par des résultats exceptionnels, on peut citer :
- La Rolex Daytona « Paul Newman », adjugée 17,8 millions de dollars en 2017. Ce modèle de l’acteur iconique est devenu un symbole parmi les collectionneurs et représente le plus haut prix jamais atteint par une montre Rolex.
- La Patek Philippe Grandmaster Chime, vendue à Genève pour 31 millions de dollars en 2019, établissant un record absolu tous modèles confondus pour une montre-bracelet.
- La Rolex Daytona « The Unicorn », pièce unique en or blanc produite en 1970, a atteint 5,6 millions d’euros aux enchères en 2018, consacrant la rareté comme moteur essentiel de la valorisation.