Les prix de l’or se sont contractés mercredi sur les marchés asiatiques, effaçant une partie du rebond observé depuis le début de la semaine. La détente s’explique principalement par une amélioration de l’appétit pour le risque sur fond de possible réouverture du gouvernement américain, enclenchée par une avancée décisive au Congrès.
Après avoir profité d’un mouvement de repli sur les valeurs refuges, le métal jaune recule sous la pression d’un dollar plus ferme et de l’incertitude persistante quant à la politique de la Réserve fédérale. Les investisseurs surveillent également de près les débats à la Cour suprême autour des taxes douanières imposées sous l’administration Trump, bien qu’aucun verdict n’apparaisse imminent.
Ce matin, l’once d’or physique s’affichait en retrait de 0,5 % à 4 108,36 dollars, tandis que les contrats futures pour décembre cédaient 0,1 %, s’établissant à 4 114,30 dollars. Même tendance pour le platine, qui a perdu 0,2 % à 1 583,90 dollars l’once, tandis que l’argent s’est replié de 0,3 % à 51,1075 dollars l’once, effaçant une partie des gains accumulés au cours des séances précédentes.
Une issue politique qui soutient le rebond boursier
L’espoir d’une sortie prochaine de la plus longue paralysie gouvernementale de l’histoire des États-Unis a dynamisé les marchés à risque. Après l’adoption d’une disposition clé au Sénat, la Chambre des représentants devrait entériner le projet ce mercredi, ouvrant la voie à une promulgation rapide par le président Trump.
Cette perspective a contribué à détourner l’intérêt des investisseurs vers des actifs plus dynamiques, rognant la demande d’or en tant que valeur refuge. Pourtant, le métal précieux demeure solidement arrimé au-dessus de la barre symbolique de 4 000 dollars l’once, soutenu par les incertitudes persistantes sur la trajectoire des taux américains et le dossier des tarifs douaniers.
La Fed en plein questionnement sur une baisse des taux
La dynamique des taux d’intérêt reste surveillée de près. Les divergences s’intensifient parmi les membres de la Fed quant à une éventuelle réduction des taux en décembre, freinées par les retards de publication des indicateurs économiques de septembre et octobre.
La fin de la paralysie institutionnelle devrait permettre un retour plus régulier des données officielles, susceptibles d’éclairer le débat sur la santé de l’économie américaine. Le marché observe déjà un fléchissement des anticipations de baisse, même si les derniers indicateurs du secteur privé continuent d’alimenter l’idée d’une détente monétaire dès le prochain comité.
Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une diminution de 25 points de base lors de la réunion du FOMC des 10 et 11 décembre atteint actuellement 62,4 %, en hausse par rapport à 57,8 % la veille.