Cette vacation prestigieuse rassemble 27 feuillets enluminés et 189 ouvrages anciens, tous sélectionnés pour leur rareté et leur provenance. Parmi les joyaux, deux pièces arméniennes majeures : un feuillet des Évangiles attribué à Martiros de Khizan, exécuté à Constantinople vers 1580 (5.000 – 7.000 euros), et un autre, peint à Ispahan en 1615 par son fils Mesrop de Khizan (20.000 – 25.000 euros).
Estimation : 5.000-7.000 €. Feuillet extrait d'un manuscrit des Évangiles (Gospel Book). Entrée de Jésus à Jérusalem. Inscription en arménien (en caractères minuscules "bolorgir") au-dessus de la miniature. Constantinople, fin du XVIe siècle. Attribué au copiste et enlumineur Martiros de Khizan (vers 1546-1607). (125×88 mm) ©Ader
Ces œuvres d’une finesse saisissante incarnent l’âge d’or de l’enluminure arménienne et la migration des maîtres vers la Perse safavide, où l’art du manuscrit atteignit son apogée.
Livres anciens : valeur refuge Côté bibliophilie, la sélection impressionne. L’Hypnerotomachie Poliphili (Paris, 1561), mythe de la Renaissance et icône du design typographique, attire autant les esthètes que les investisseurs (3.000 – 4.000 euros).
Plus loin, le Voyage d’exploration en Indo-Chine de Francis Garnier (Hachette, 1873) fascine par sa dimension historique et stratégique : exemplaire complet, enrichi de lettres autographes inédites du grand explorateur, estimé entre 22 000 et 28 000 €.
Enfin, le Jungle Book de Rudyard Kipling (1894-1895), somptueusement relié par Sangorski & Sutcliffe et serti de rubis, incarne l’union parfaite du luxe et de la littérature (6.000 – 8.000 euros)
Entre spiritualité, aventure et raffinement, cette vente démontre que le livre ancien et l’enluminure ne sont pas seulement des objets d’art, mais aussi des placements durables et chargés d’émotion — une alliance rare entre beauté, histoire et rendement.