Vous pensiez en avoir fini avec les hausses de tarifs énergétiques ? Mauvaise nouvelle. La disparition programmée de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) le 31 décembre 2025 risque de peser lourd sur votre budget. Ce mécanisme, créé en 2010, permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à un prix plafonné, autour de 42 à 58 euros le mégawattheure.
Selon l’UFC Que Choisir, en 2025, cela aurait représenté une augmentation de 17 % de la facture annuelle d’électricité pour les ménages français.
Une hausse qui s’ajoute aux précédentes et qui pourrait atteindre plusieurs centaines d’euros par foyer et par an.
Le passage au marché libre expliqué
À partir du 1er janvier 2026, EDF pourra vendre sa production nucléaire au prix du marché via un nouveau dispositif baptisé VNU (Vente nucléaire unifiée). Concrètement, le prix du MWh vendu aux fournisseurs alternatifs passerait d’environ 58 euros à 70 euros.
Cette libéralisation n’est pas une surprise. Le système actuel avait été conçu comme temporaire pour faciliter l’ouverture à la concurrence du marché français. Mais son extinction arrive à un moment où les ménages subissent déjà une inflation persistante sur l’ensemble de leurs dépenses contraintes.
Comment limiter l’impact sur votre budget
Face à cette hausse programmée, plusieurs leviers existent pour réduire votre consommation et optimiser vos dépenses :
Renégociez votre contrat dès maintenant. Certains fournisseurs proposent encore des offres à prix fixes sur plusieurs années. Comparer les tarifs peut vous permettre d’économiser plusieurs dizaines d’euros par mois.
Investissez dans l’autoconsommation photovoltaïque. L’installation de panneaux solaires devient de plus en plus rentable avec la hausse des tarifs. Le retour sur investissement se raccourcit mécaniquement quand le prix du kWh augmente.
Visez les travaux de rénovation énergétique. Isolation, changement de chauffage, ventilation : ces aménagements peuvent réduire votre facture de 30 à 50% selon l’Ademe. Les dispositifs MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie (CEE) permettent de financer une partie des travaux, même si les montants d’aide ont été revus à la baisse en 2026.
Adaptez vos habitudes de consommation. Décaler l’utilisation des appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle) aux heures creuses permet de lisser la demande et de profiter de tarifs réduits. Un geste simple qui peut représenter jusqu’à 15% d’économies sur la part consommation de votre facture.
Pour les propriétaires bailleurs, cette hausse constitue également un argument supplémentaire pour améliorer la performance énergétique de leurs biens. Un logement classé A ou B au DPE devient un atout commercial face à la hausse structurelle des coûts de l’énergie.