Si le barème progressif de l’impôt sur le revenu conserve ses 5 tranches de 0% à 45%, l’ensemble de ses limites ont été comme chaque année revalorisée pour neutraliser les effets de l’inflation sur le niveau d’imposition des ménages.
La revalorisation a été fixée à 1,8% (au lieu de 2% prévus dans le texte initial du mois de décembre), soit au même niveau que l’évolution des prix évaluée par l’INSEE pour 2024.
Ainsi, un célibataire comptant une part de quotient familial sera exonéré d’impôt si son revenu net imposable de 2024 est inférieur à 11 497€ (au lieu de 11 294€ pour l’imposition des revenus de 2023).
Les plafonds et limites qui y sont associés (par exemple, déduction de 10% sur les salaires, abattement de 10% sur les retraites, décote, abattement pour les personnes âgées ou invalides, déduction des frais d’accueil d’une personne âgée), ainsi que l’avantage procuré par le quotient familial sont revalorisés dans la même proportion soit 1,8%.
À noter qu’après une revalorisation identique de 1,8%, une nouvelle grille de taux neutre de prélèvement à la source (PAS) applicable lorsque le fisc n’est pas en mesure de communiquer à l’employeur/ la caisse de retraite le taux propre du contribuable ou sur option de ce dernier entre en vigueur le 1er jour du 3e mois suivant la promulgation de la loi soit le 1er mai 2025.
Conseil du Revenu.
Le choix du rattachement ou non d’un enfant majeur étudiant à votre foyer fiscal doit se poser chaque année et pour chaque enfant. Des simulations chiffrées sont incontournables pour arbitrer entre le rattachement (plafonnement de l’avantage fiscal à 1 791€ par ½ part) ou la déduction d’un pension alimentaire (déductible du revenu global dans la limite de 6 794€/enfant).
Les contribuables imposés au taux marginal de 30% ou plus ont intérêt à déduire une pension alimentaire qui procure un avantage en impôt supérieur (2 038 € soit 6 794 * 0,3) à celui du rattachement étant donné le plafonnement du quotient familial à 1 791€.