Chine : le fabricant de « Labubu » pointé du doigt

Partager

Pop Mart a déclaré qu’elle prenait « sérieusement » le bien-être des ouvriers dans sa chaîne d’approvisionnement et qu’elle menait une enquête interne approfondie.

Par Le Revenu
Publié le 15/01/2026 à 14h13
Cet article est réservé aux abonnés.

Rues en Chine - batiments en construction (© Olafsson)
(© Olafsson)

Une organisation internationale de défense des droits du travail, China Labor Watch (CLW), a publié une enquête affirmant que des employés d’un atelier de fabrication de jouets Labubu, produit phare du fabricant chinois Pop Mart, subissaient des conditions de travail abusives, notamment des heures supplémentaires excessives et des contrats incomplets. Les usines concernées, notamment Shunjia Toys Co Ltd dans la province du Guangdong, emploient plus de 4 500 ouvriers, qui seraient contraints à des pratiques contraires aux lois locales et aux normes internationales.

Selon le rapport de CLW, les travailleurs seraient tenus de signer des contrats incomplets ou vierges, sans indications claires sur les conditions d’emploi, le salaire ou les heures de travail, ce qui soulève des questions sur la transparence et le respect des droits des employés. De plus, certaines heures supplémentaires dépasseraient largement les limites légales, et la formation à la sécurité au travail serait jugée insuffisante.

Réactions de Pop Mart et perspectives

Face à ces allégations, Pop Mart a déclaré qu’elle prenait « sérieusement » le bien-être des ouvriers dans sa chaîne d’approvisionnement et qu’elle menait une enquête interne approfondie. La société affirme qu’elle effectue des audits annuels indépendants auprès de ses fournisseurs et exigera une mise en conformité si les violations sont confirmées.

Les défenseurs des droits du travail estiment que cette affaire met en lumière des défis persistants dans les chaînes de production mondiales, notamment dans les usines qui sous-traitent pour des marques à succès international comme Pop Mart. Ils appellent à une plus grande transparence et à des mécanismes de responsabilité plus stricts pour éviter de futurs abus.

Lisez la suite gratuitement !

Inscrivez-vous et bénéficiez d'un accès gratuit
aux contenus Premium pendant 1 mois

Je suis déjà abonné(e) ou inscrit(e) au Revenu, je me connecte

Articles réservés aux abonnés