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Dans le nord-ouest de l’Inde, notamment autour de la ville industrielle d’Alwar, l’extraction d’eau souterraine dépasse largement les capacités de recharge des aquifères.
La pénurie d’eau persistante en Inde, exacerbée par la surexploitation des nappes phréatiques et un climat aride dans des régions comme l’État du Rajasthan, commence à peser lourdement sur les grands groupes internationaux de boissons, tels que Heineken, Diageo et Carlsberg. Ces entreprises, qui doivent produire localement dans chaque État en raison des lois indiennes sur la distribution de boissons alcoolisées, se retrouvent désormais confrontées à des difficultés de gestion de l’eau et à des tensions avec les communautés locales.
Dans le nord-ouest de l’Inde, notamment autour de la ville industrielle d’Alwar, l’extraction d’eau souterraine dépasse largement les capacités de recharge des aquifères, plaçant l’approvisionnement en eau sous une pression extrême. Bien que les industriels ne consomment qu’environ 2 % de l’eau locale, ils font face à des régulations strictes qui les obligent à adopter des technologies d’économie d’eau, à installer des systèmes de collecte des eaux de pluie et à restituer 100 % de l’eau prélevée à sa source.
Selon des responsables de ces entreprises, le stress hydrique est un enjeu croissant, et certains niveaux de demande en eau dans des villes proches ont déjà approché voire dépassé l’offre disponible. Parallèlement, les habitants locaux expriment des frustrations croissantes, attribuant parfois aux usines la raréfaction du précieux liquide, malgré les assurances de conformité réglementaire.
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Face à ce dilemme, les géants des boissons multiplient les efforts d’efficacité hydrique, investissent dans des solutions innovantes de recyclage d’eau et intensifient leur engagement auprès des communautés pour améliorer l’accès à l’eau potable. Cependant, les experts estiment que des projets d’infrastructure de plus grande envergure sont nécessaires pour répondre à la demande croissante dans un pays qui abrite près de 17 % de la population mondiale, mais seulement 4 % de ses ressources en eau douce.
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