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Le PIB américain bondit de 4,3% au troisième trimestre. Une performance spectaculaire que Donald Trump revendique déjà comme une victoire personnelle. Analyse d’un chiffre qui affole les compteurs.
C’est une gifle pour les pessimistes. L’économie des États-Unis ne se contente pas d’atterrir en douceur. Elle redécolle brutalement. Le département du Commerce a confirmé la nouvelle ce matin. L’activité a progressé de 4,3% en rythme annualisé entre juillet et septembre. Wall Street n’en demandait pas tant. Les indices boursiers saluent cette robustesse inattendue. Mais le véritable spectacle se joue à la Maison Blanche.
Donald Trump n’a pas tardé à réagir. Le président américain voit dans ce chiffre la validation absolue de son agenda économique. « On vous l’avait dit, le déclin américain est terminé », a-t-il lancé lors d’un point presse improvisé. Pour l’exécutif, cette accélération valide les récentes mesures de dérégulation et le climat « pro-business » instauré depuis janvier.
Le message politique est limpide. Cette vigueur tranche avec la morosité de la zone euro. L’Amérique creuse l’écart. Les électeurs apprécieront le timing. La Maison Blanche compte bien surfer sur cette vague pour consolider sa popularité. L’argumentaire est rodé : seul Trump pouvait réveiller le géant endormi.
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Qui achète ? Tout le monde. Les ménages américains continuent de dépenser sans compter. La consommation reste le carburant principal de ce moteur V8. Le marché de l’emploi tient bon. Les salaires augmentent. La confiance est là.
Les entreprises participent aussi à la fête. L’investissement privé repart à la hausse. Les incertitudes fiscales levées en début d’année ont libéré les budgets. Le secteur technologique, dopé par l’intelligence artificielle, tire l’ensemble vers le haut. C’est un cercle vertueux classique mais redoutable. L’Amérique produit, vend et s’enrichit.
États-Unis : l’Industrie progresse malgré les incertitudes
Cette euphorie a un revers. Une croissance aussi forte réveille les vieux démons inflationnistes. La Réserve fédérale (Fed) se retrouve dans une position inconfortable. Baisser les taux devient difficile quand la machine tourne déjà à plein régime.
Jerome Powell va devoir jouer serré. Si l’économie s’emballe, la surchauffe menace. Les marchés obligataires s’agitent déjà. Les taux longs pourraient se tendre et freiner l’immobilier. Trump voudra des taux bas pour prolonger l’euphorie. La Fed voudra éviter le retour de la hausse des prix. Le bras de fer institutionnel promet d’être intense dans les prochains mois.
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