« Les marchés sont de plus en plus nerveux face aux perspectives économiques et aux événements politiques, comme le montrent la baisse des valorisations des actions au début du mois d’août et la volatilité des marchés autour des récentes élections européennes et françaises », souligne Verena Ross, présidente de l’Esma, citée dans le communiqué du gendarme boursier européen.
L’année 2024 avait bien commencé pour les marchés financiers, portés par la perspective de voir les taux d’intérêt baisser, compte tenu du ralentissement de l’inflation, et par des statistiques montrant que les économies européennes et américaines restaient dynamiques.
L’incertitude politique a ensuite déstabilisé la Bourse de Paris et le marché des taux d’intérêt des Etats européens.
« Les marchés restent très sensibles »
Si l’Esma constate que les marchés anticipent encore à l’heure actuelle un « atterrissage en douceur », c’est-à-dire un ralentissement de l’inflation mais sans un fléchissement brutal de l’activité économique, l’Autorité observe que les marchés ne sont cependant pas sereins.
« Les marchés restent très sensibles » et « le risque de correction reste élevé dans un contexte de liquidité faible, sur les marchés des actions comme sur les autres marchés, et d’inquiétudes persistantes concernant les risques immobiliers », souligne l’Esma.
Autre événement qui a perturbé les marchés récemment: la panne informatique mondiale du 19 juillet causée par une mise à jour d’un logiciel de cybersécurité de la société CrowdStrike.
Pour l’Esma, « les incidents cyber et opérationnels n’ont pas eu d’implications systémiques, mais la récente panne de CrowdStrike a souligné la vulnérabilité du système financier et d’autres pans de l’économie en raison de leur dépendance à l’égard des technologies de l’information ».