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Ces orientations, annoncées lors d’une réunion présidée par Xi Jinping, visent à calibrer soutien conjoncturel et réformes structurelles pour le premier exercice du 15ᵉ plan quinquennal.
À l’issue de la conférence annuelle de planification économique, la Central Economic Work Conference (CEWC), Pékin a tracé les grandes priorités pour 2026 : booster la demande domestique, stabiliser et relancer l’investissement, soutenir l’innovation technologique et adopter une politique budgétaire plus proactive couplée à une stance monétaire modérément accommodante. Ces orientations, annoncées lors d’une réunion présidée par Xi Jinping, visent à calibrer soutien conjoncturel et réformes structurelles pour le premier exercice du 15ᵉ plan quinquennal.
Le texte officiel et les comptes rendus publics soulignent plusieurs lignes d’action prioritaires pour 2026 :
Le signal principal de la CEWC est double : priorité à la continuité (pas de revirement brusque) et renforcement des outils macroéconomiques « contracycliques » pour amortir les risques liés à la faible demande intérieure et au tassement du marché immobilier. Le gouvernement reconnaît que la croissance chinoise reste confrontée à des « vents contraires », déclin de l’investissement fixe, marché immobilier morose, et demande des ménages timorée, et choisit d’orienter ses réponses davantage vers des mesures ciblées plutôt que vers un grand plan de relance indiscriminé.
Concrètement, les autorités chinoises privilégient :
Chine : l’excédent commercial annuel dépasse les 1 000 milliards de dollars
Les économistes saluent la priorité donnée à la demande intérieure mais notent l’absence d’un stimulus massif immédiat, ce qui pourrait prolonger une période de croissance médiocre si la confiance des ménages ne revient pas rapidement. Certains observateurs estiment que la volonté de « stabiliser l’investissement » traduit une prise de conscience des autorités face au recul des dépenses d’investissement et à la nécessité d’éviter une spirale de déflation des actifs.
Pour les partenaires commerciaux et les marchés financiers internationaux, le ton fixé par Pékin signifie la diminution probable du recours aux mesures de relance extrêmes, donc une croissance chinoise moins mate mais plus « qualitative » avec une orientation durable vers l’ouverture des services qui pourrait favoriser les investissements étrangers dans la logistique, la santé et les services numériques.
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