Ekinops change de capitaine pour accélérer son redressement boursier, avec l’arrivée de Lionel Chmilewsky comme directeur général à compter du 12 janvier 2026 et la nomination de Philippe Moulin au poste de directeur général adjoint en charge des opérations. Ce virage managérial intervient après une année 2024 chahutée pour l’équipementier télécoms, marqué par un avertissement sur les ventes, une forte chute du titre et une visibilité jugée fragile par le marché.
Un nouveau CEO pour tourner la page
Le conseil d’administration d’Ekinops a nommé Lionel Chmilewsky directeur général (CEO) du groupe à compter du 12 janvier 2026. Fort d’une expérience internationale dans les télécoms, la tech et la cybersécurité au Royaume‑Uni et aux États‑Unis, il est présenté comme un dirigeant rompu aux plans de transformation complexes et à la gestion d’équipes multinationales.
Sous sa direction, Ekinops entend poursuivre et amplifier le plan stratégique « Bridge », orienté vers l’innovation, l’extension de l’offre logicielle et la conquête de marchés à forte croissance, notamment dans les solutions SASE et la cybersécurité des réseaux. Le nouveau patron arrive à un moment charnière, alors que le groupe veut capitaliser sur l’acquisition d’Olfeo, qui l’a fait entrer dans la cybersécurité des entreprises, et sur ses récents développements produits dans le transport optique.
Philippe Moulin, pilier opérationnel
Jusqu’ici directeur général par intérim après le départ de Didier Brédy dans un contexte d’avertissement sur les ventes, Philippe Moulin devient directeur général adjoint en charge des opérations. Cette organisation vise à sécuriser la continuité industrielle et commerciale du groupe tout en apportant un souffle stratégique nouveau à sa tête.
Philippe Moulin restera responsable du pilotage opérationnel, de l’exécution du carnet de commandes et de la relation avec les grands opérateurs télécoms, cœur de clientèle d’Ekinops. La répartition des rôles apparaît claire : au nouveau CEO la stratégie et l’accélération de la croissance, au directeur général adjoint la robustesse du quotidien et l’efficacité d’exécution.
Quel enjeu pour l’action Ekinops ?
Coté sur Euronext Paris, Ekinops conçoit des solutions de connectivité réseau ouvertes et virtualisées pour les opérateurs télécoms et les entreprises, un marché porteur mais très concurrentiel. Après un repli de 25 % du chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2024 et une chute du titre de près de 50 % sur un an, Le Revenu recommandait encore récemment de vendre l’action, jugeant la visibilité trop limitée malgré une valorisation modérée.
La nomination de Lionel Chmilewsky pourrait toutefois offrir un point d’inflexion : selon certains analystes, la valeur se traite autour d’une fois les fonds propres avec un rendement de flux de trésorerie disponible élevé, ce qui laisse un potentiel en cas de redressement opérationnel réussi. Pour l’instant, ce changement de gouvernance ressemble surtout à une chance donnée à Ekinops de regagner la confiance d’un marché échaudé par les déceptions de 2023‑2024.