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Actions étrangères : la tech encore en difficulté

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Le compartiment technologique américain reste fragilisé par les interrogations sur la rentabilité des investissements massifs dans l’intelligence artificielle. À l’inverse, certaines valeurs industrielles et de luxe tirent leur épingle du jeu.

Par Bruno Kus
Publié le 22/12/2025 à 18h30
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À la hausse :

Linde : +5,3% Les investisseurs plébiscitent à nouveau les valeurs industrielles.

Booking Holdings : +5,4% Le secteur du voyage résiste bien à la conjoncture actuelle.

À la baisse :

Microsoft : -3,5% Le titre rechute avec l’ensemble de la Tech après des annonces mitigées de la part d’Oracle et de Broadcom.

Les questions autour des investissements massifs dans l’intelligence artificielle continuent de peser sur le compartiment de la tech américaine. Microsoft en subit logiquement les conséquences.

À l’inverse, les valeurs industrielles (Linde) ou du luxe (Brunello Cucinelli) reprennent des couleurs.

Netflix ne rebondit pas dans l’attente de l’issue de la bataille avec Paramount pour le rachat de Warner Bros.

Brunello Cucinelli

Conservez. La maison de luxe italienne, réputée pour ses produits en cachemire, a rassuré en prévoyant une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 11 % et 12 % pour l’exercice 2025, soit l’une des meilleures performances du secteur avec Richemont et Hermès, grâce à une nouvelle croissance à deux chiffres au dernier trimestre.

Cette dynamique devrait se poursuivre en 2026, avec une hausse attendue de plus de 10 %.

Notre analyse : Brunello Cucinelli apparaît comme le groupe de luxe le plus régulier et le plus résilient. L’évolution de ses activités en Chine (13 % du chiffre d’affaires) est qualifiée d’excellente, tout comme aux États-Unis.

Pour suivre la demande, le groupe va doubler la capacité de sa manufacture de Solomeo (Ombrie, Italie). La direction en a profité pour rejeter les récentes accusations de non-respect des sanctions contre la Russie qui ont pesé sur le titre.

Ferrari

Conservez. Le titre ne s’est toujours pas remis de la déception provoquée par l’annonce de ses prévisions à moyen terme. Le constructeur automobile de luxe table sur un excédent brut d’exploitation ajusté d’au moins 3,6 milliards d’euros en 2030, pour un chiffre d’affaires d’environ 9 milliards.

Des prévisions inférieures aux attentes, bien que sans doute prudentes.

Notre analyse : la baisse des ventes aux États-Unis et en Chine peut constituer un frein, mais elle est compensée par un report sur les autres marchés et la demande continue de dépasser l’offre.

Ferrari a même légèrement revu à la hausse ses prévisions pour 2025, après avoir amélioré sa marge opérationnelle de 1,2 point sur les neuf premiers mois de l’année, grâce à l’enrichissement des modèles.

À 32 fois les profits attendus en 2026, la valorisation est beaucoup moins dissuasive qu’il y a un an.

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