Son actualité. Le titre chute de 14% en séance le 8 juillet, en réaction à l’annonce par le courtier automobile d’une révision en baisse de ses objectifs pour l’exercice 2025 qui s’achèvera fin septembre.
Aramis n’attend plus qu’une croissance organique des volumes de véhicules reconditionnés à un niveau « mid single digit » [environ 5%], contre « à deux chiffres » précédemment. Ce qui qui conduit à une croissance organique des volumes de véhicules aux particuliers, soit la grande majorité du chiffre d’affaires, à un niveau « mid single digit », contre « high single digit » précédemment [environ 9%].
Par ailleurs, Aramis vise un Ebitda ajusté proche de 65 millions d’euros, au lieu de plus de 65 millions précédemment.
Gains de parts de marché
Pour expliquer ces abaissements d’objectifs, le groupe invoque un contexte de marché sensiblement ralenti depuis début avril (du fait de l’incertitude économique générale), qui impacte l’ensemble du secteur automobile européen. Sa croissance sera moins forte au second semestre, mais il assure néanmoins qu’il gagne des parts de marché.
La stratégie d’Aramis reste de privilégier la rentabilité unitaire dans certains pays afin de poursuivre l’alignement opérationnel de ses entités sur ses meilleurs standards.
Notre analyse. À ce stade, le ralentissement de l’activité ne devrait avoir qu’un impact contenu sur la rentabilité, qui demeure la priorité des dirigeants. Même revu en baisse, l’Ebitda ajusté en 2025 devrait être nettement supérieur à celui de l’exercice précédent (50,5 millions d’euros).
Mais faute de visibilité sur l’environnement économique en zone euro et sur le marché automobile, le cours d’Aramis risque de rester chahuté à court terme. À 14 fois le résultat net attendu pour 2026, l’action nous paraît à son prix. Les actionnaires patients conserveront leur position.
Chiffres clés et ratios boursiers
Notre conseil
- Conservez [ARAMI] Objectif : 7 euros
- Prochain rendez-vous : chiffre d’affaires du troisième trimestre, le 24 juillet 2025.