Après avoir affiché une perte nette de 309,9 millions d’euros un an plus tôt, le groupe a pâti d’importantes dépréciations d’actifs, notamment à hauteur de 535 millions d’euros pour ses satellites géostationnaires, comme annoncé au premier semestre.
Le deuxième opérateur mondial de satellites, qui a vu ses revenus augmenter de 2,5% à 1,2 milliard d’euros, a souligné dans son communiqué avoir également enregistré une autre dépréciation pour ses satellites au second semestre, de 186 millions d’euros.
Si les activités vidéo ont subi une baisse de 6,5% de leur chiffre d’affaires, à 608,2 millions d’euros, « reflétant la maturité » du marché, les services de connectivité ont eux connu une croissance de 10,6%, à 618,1 millions d’euros, qui dissimule une grande disparité entre les deux types de satellites exploités.
Sur le segment de l’orbite basse (LEO), activité comparable à celle de SpaceX, l’entreprise a ainsi vu ses revenus pratiquement doubler (+99%), à 186,8 millions d’euros. Pour les satellites géostationnaires, ils ont en revanche perdu 7,2%, à 431,3 millions d’euros.
Le groupe a également vu sa rentabilité reculer, avec une marge d’Ebidta ajusté en repli de 4,9 points, à 54,4%.
En juin, il avait par ailleurs annoncé une augmentation de capital de 1,35 milliard d’euros. L’Etat français, qui détenait déjà 13% de l’entreprise, avait indiqué vouloir augmenter sa participation de 717 millions d’euros et devenir son premier actionnaire. Le président Emmanuel Macron a qualifié cette opération d' »enjeu stratégique ».
Début juillet, le Royaume-Uni avait ensuite fait savoir qu’il injecterait 163 millions d’euros dans Eutelsat, qui avait signé quelques jours plus tard un contrat pluriannuel avec le gouvernement britannique.