Son actualité. Le spécialiste de la gestion de l’énergie, de l’automatisation ainsi que de la transformation numérique a dévoilé un chiffre d’affaires trimestriel en augmentation de 8,4% à 9,3 milliards d’euros. Une progression de belle facture mais un peu inférieure aux attentes des analystes (+8,9%).
À données comparables, la hausse est ressortie à 7,4%, en net ralentissement par rapport au dernier trimestre 2024 (+12,5%).
La contribution la plus importante à la croissance de l’activité est venue de la division “Systèmes” (31% des ventes au premier trimestre) dont le chiffre d’affaires s’est accru de 21% à données comparables sur la période. L’activité gestion de l’énergie a notamment bénéficié du dynamisme des centres de données.
En revanche, la division “Produits” (50% des ventes au premier trimestre) n’a affiché qu’une croissance organique modeste de +1%. Schneider Electric invoque notamment la faiblesse du marché des bâtiments résidentiels, et les performances contrastées des automatismes industriels.
Enfin, la division “Logiciels & Services” (19% des ventes au premier trimestre) a vu ses ventes progresser de 5% à données comparables de janvier à mars.
Effets de change pénalisants
Dans un environnement d’incertitude accru, Schneider Electric maintient son objectif d’une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 7 et 10% cette année. Mais il table dorénavant pour sur une marge opérationnelle ajustée entre 18,7% et 19%, contre une estimation entre 19,2% et 19,5% annoncée en début d’année.
L’industriel note également qu’aux taux de change actuels (c’est-à-dire en tenant compte de l’affaiblissement du dollar), l’impact des devises sur son chiffre d’affaires 2025 est estimé entre -1,15 milliard et –1,25 milliard d’euros. De plus, il devrait peser sur la marge opérationnelle ajustée à hauteur de –40 points de base.
L’avis du Revenu. L’action qui gagne encore 133% en cinq ans cède 16% depuis le 1er janvier dernier.
Compte tenu de sa valorisation tendue, à 22,4 fois le résultat net attendu pour l’exercice en cours, le titre va rester sous pression à court terme.
Par ailleurs, Schneider Electric qui développe des systèmes de refroidissement pour centres de données liés à l’intelligence artificielle, apparaît sensible à la moindre mauvaise nouvelle en provenance de la “Tech” américaine.
Nous passons à conserver sur Schneider Electric, avec un objectif de cours abaissé à 202 euros.
Chiffres clés et ratios boursiers
Notre conseil
- Conservez [SU]. Objectif : 202 euros.
- Profil : dynamique
- Prochain rendez-vous : assemblée générale annuelle, le 7 mai 2025.