« Après un excellent premier trimestre, toutes les activités ont continué à réaliser une bonne performance » entre avril et juin, a déclaré le directeur général de Scor Thierry Léger, dans le communiqué de présentation des comptes semestriels.
Le résultat net est en augmentation de 13% par rapport à celui du premier trimestre, et marque un retour dans le positif sur un an après une perte de 308 millions d’euros au deuxième trimestre 2024.
L’activité de Scor consiste à assurer les assureurs.
Les revenus d’assurances – équivalent du chiffre d’affaires – affichent en revanche une baisse de 6,5% sur un an, à 3,82 milliards d’euros entre avril et juin.
La Bourse accueillait fraîchement ces chiffres jeudi: l’action de Scor perdait près de 9% peu après l’ouverture, à 26,80 euros.
L’activité dommages et responsabilité (P&C) a connu un trimestre clément sur le plan des catastrophes naturelles après un début d’année marqué par les incendies de Los Angeles, coûteux pour Scor.
« L’environnement est concurrentiel » en dommages et responsabilité, « je m’attends à ce que cela continue » cette année, a déclaré le dirigeant lors d’une conférence de presse.
Cette compétition accrue est une mauvaise nouvelle pour Scor puisqu’elle tire les prix vers le bas.
La société a par ailleurs fait état d’un « effet de change défavorable ».
Les activités de la branche vie et santé (L&H) et issues des investissements « dégagent également de solides résultats », a souligné M. Léger.
La société a par ailleurs annoncé au début du deuxième trimestre avoir été mise en examen pour « des faits imputés à une association qui aurait tenté de faire obstacle à l’acquisition de PartnerRe par le groupe Covéa en 2022 ».
Après avoir tenté de racheter Scor, une manoeuvre qui a dégénéré en bataille judiciaire, le groupe Covéa, mastodonte français de l’assurance détenant les marques MMA, Maaf et GMF, avait jeté son dévolu à l’été 2022 sur le réassureur PartnerRe, basé aux îles Bermudes.
Scor « a été informée du dépôt par Covéa d’une demande d’arbitrage visant à contester la validité du protocole transactionnel élaboré et conclu » en juin 2021 pour tenter de mettre fin au conflit entre les deux acteurs, écrit par ailleurs la société jeudi.
Cet arbitrage s’ajoute à celui initié par Scor en novembre 2022, qui arrive « dans sa phase finale » et que Covéa souhaite suspendre, selon Scor, qui souhaite au contraire qu’il aille à ton terme.