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Selon les données définitives publiées par l'Insee ce 15 janvier 2026, la hausse des prix à la consommation en France s'est établie à 0,9 % en moyenne annuelle pour l'exercice 2025.
Le cycle de haute inflation semble désormais appartenir au passé. Selon les données définitives publiées par l’Insee ce 15 janvier 2026, la hausse des prix à la consommation en France s’est établie à 0,9 % en moyenne annuelle pour l’exercice 2025.
Ce chiffre marque un coup de frein brutal par rapport aux 2 % enregistrés en 2024. Sur le seul mois de décembre, l’augmentation des prix en glissement annuel est même descendue à 0,8 %, confirmant une tendance à la désinflation solidement ancrée.
Cette décrue spectaculaire de l’indice général est avant tout le résultat d’un retournement sur le marché des commodités. Après des années de tensions, les prix de l’énergie ont enregistré un net repli de 5,6 % en 2025, alors qu’ils progressaient encore de 2,3 % l’année précédente.
Cette chute des coûts énergétiques a agi comme un puissant stabilisateur pour l’économie nationale. Elle a permis de compenser la relative résilience des prix dans les services, qui demeurent la composante la plus dynamique de l’inflation. Pour les entreprises et les ménages, ce reflux de l’énergie allège les coûts de production et les dépenses contraintes, même si le ressenti des consommateurs reste marqué par le niveau élevé des prix atteint lors des crises précédentes.
Le passage sous la barre symbolique de 1 % de l’inflation annuelle modifie l’équation financière pour l’année 2026. Avec une inflation à 0,9 %, les rendements réels des placements sans risque repassent mécaniquement en territoire positif, à condition que les taux de rémunération (Livret A, fonds en euros) ne baissent pas plus vite que l’indice des prix.
Cette conjoncture devrait également conforter la Banque Centrale Européenne dans une politique monétaire moins restrictive. Cependant, ce ralentissement marqué interroge aussi sur la dynamique de la croissance : une inflation trop faible peut traduire une demande intérieure atone. Les observateurs scrutent désormais si cette tendance vers la stabilité des prix se stabilisera durablement autour de l’objectif des 2 % ou si elle risque de glisser vers une stagnation plus profonde.
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